REFERENCE
DES DOCUMENTS DES NATIONS UNIES SUR LES FEMMES, LA PAIX ET LA SECURITE
Index
1. Charte
des Nations Unies du 26 juin 1945:
2. Déclaration universelle des Droits de l'Homme
de l´Assemblée générale dans sa résolution
217 A (III) du 10 décembre 1948
3. Déclaration
sur la protection des femmes et des enfants dans les situations
de crise et de conflits armés; résolution 2200A (XXI)
du 16 décembre 1966
4. Résolution 3519
de l'Assemblée générale du 15 décembre
1975 sur la participation des femmes au renforcement de la paix
et de la sécurité internationale
5. Résolution 3521
de l'Assemblée générale du 15 décembre
1975 demandant aus Etats de ratifier les conventions internationales
et les autres instruments relatifs à la protection des droits
des femmes, A/RES/3521 (XXX)
6. Conférence mondiale
sur les femmes Déclaration de Mexico sur l'égalite
des femmes et leur contribution dans le développement et
la paix
7. Convention sur l'élimination
de toutes formes de discrimination à l'égard des femmes
(CEDEF), résolution 34/180 de l'Assemblée générale
du 18 décembre 1979:
8. Report of the World Conference of the United Nations
Decade for Women: Equality, Development and Peace, held in Copenhagen
from 14 to 30 July 1980, A/CONF.94/35
9. Déclaration
de l'Assemblée générale, A/RES/37/63 du 3 décembre
1982 sur la participation des femmes à la promotion de la
paix et de la coopération internationales
10. Convention contre
la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou
dégradants, résolution 39/46 de l'Assemblée
générale du 10 décembre 1984:
11. The Nairobi Forward-looking
Strategies for the Advancement of Women from the World Conference
to Review and Appraise the Achievements of the United Nations Decade
for Women: Equality, Development and Peace, held in Nairobi from
15 to 26 July 1985, A/Conf.116/28/Rev.1,1986
12. Report of the Secretary-General
to the CSW on the first review and appraisal of the implementation
of the Nairobi Forward-looking Strategies E/Cn.6/1990/5, 22 November
1989
13. Déclaration
sur l’élimination de la violence à l’égard
des femmes, Résolution 48/104 de l’Assemblée
générale du 20 décembre 1993
14. Conférence
mondiale sur les droits de l'homme, Déclaration et programme
d'action de Vienne, A/CONF.157/23 12 Juillet 1993
15. Déclaration
sur l’élimination de la violence à l’égard
des femmes, Résolution 48/104 de l’Assemblée
générale du 20 décembre 1993
16. Programme d'Action
de la Conférence internationale des Nations Unies sur la
population et le Développement, Chapite IV: Egalité
en genre, egalite et autonomisation des femmes, A?conf.171/13, 18
octobre 1994
17. Rapport sur la quatrième
conférence sur les femmes tenue à Beijing du 4 au
15 septembre 1995 A/CONF.177/20, 17 octobre 1995:
18. The Commission on
the Status of Women, Agreed Outcomes on Women and Armed Conflict:
Report on the forty-second session (2-13 March 1998), Economic and
Social Council Official Records, 1998, Supplement No. 7
19. Résolution
S/RES/1265, du 17 septembre 1999 du Conseil de sécurité
sur la protection des civils pendant les conflits armés
20. Statut de Rome de
la Cour pénale internationale
21. Déclaration
de Windhoek à l'occasion du dixième anniversaire du
Groupe d'assistance des Nations Unies pour la période de
transition, Windhoek le 31 mai 2000
22. We the Peoples Millennium
Forum Declaration and Agenda for Action Strengthening the United
Nations for the 21st Century of 26 May 2000
23. Beijing+5, Document
final, 10 juin 2000, Rapport du Comité Ad hoc de la 23eme
session extraordinaire de l'Assemblee générale:
24.Résolution
S/RES/1296, adoptée par le Conseil de sécurité
à sa 4130e séance, le 19 avril 2000
25. Etude d’ensemble
de toute la question des opérations de maintien de la paix
sous tous leurs aspects, Rapport du panel sur les operations de
paix des Nations Unies, A/55/305-S/2000/809 du 21 aout 2000 (Rapport
Brahimi):
26. Résolution
1325 (2000) adoptée par le Conseil de sécurité
à sa 4213e séance, le 31 octobre 2000
27. Rapport du Secrétaire
général sur la mise en oeuvre du rapport du Groupe
d’étude sur les opérations de paix de l’Organisation
des Nations Unies, S/2000/1081:
28. La situation en Afghanistan
et ses conséquences pour la paix et la sécurité
internationales, S/2000/1106:
29. S/2000/1199: 8th
report of the SG on UNAMSIL, 15 December 2000
30. S/2001/42: Rapport
du SG sur l’ATNUTO, janvier 2001.
31. S/2001/148: Report
of the Secretary-General on the situation concerning Western Sahara
32. Rapport du Secrétaire
général sur la situation en République centrafricaine
et sur les activités du Bureau des Nations Unies pour la
consolidation de la paix en République centrafricaine.
33. S/2001/128: Sixth
report of the Secretary-General on the United Nations Organization
Mission in the Democratic Republic of the Congo, 12 February 2001.
34. Résolution
1327 (2000), adoptée par le Conseil de sécurité
à sa 4220e séance, le 13 novembre 2000, S/Res/1327
(2000):
35. La situation en Afghanistan,
19 décembre 2000, S/Res/1333
36. La situation en RDC,
14 décembre 2000, S/Res/1332
37. La RDC et le processus
de paix, S/res/1341 (2001)
38. Déclaration
du Président du Conseil de sécurité a la 4278e
séance du Conseil, tenue le 20 février 2001, S/PRST/2001/5
39. SG/SM/7721, AFR/303,
HR/4522, 20 February 2001: Human trafficking one fot he most egregious
human righs violations, says Secretary-General
40. Communiqué
de presse: Selon le Secrétaire Général de l'ONU,
il est temps pour les troupes de se retirer du Congo: M. Annan s'adressait
au Conseil de Sécurité le 21 février 2001
41. Le Secrétaire
Général previent que pour atteindre l'objectif de
réduction de la pauvrete fixe lors du sommet du millénaire,
les efforts devront être intensifiés, SG/SM/7704, 5
février 2001
42. Le Secrétaire
Général dresse la liste des principaux points des
discussions entre les Nations Unies et les organisations régionales
sur la consolidation de la paix, SG/SM/7708; 7 février 2001:
43. SC/7007: Peace-Building
can be powerful deterrent to conflict, Security-Council told; 5
February 2001.
44. The Council President for the month of February
2001, SAøD BEN MUSTAPHA (Tunisia)
45. Statement of the
Representative of the UN Secretary-General on Internally Displaced
Persons, Francis M. Deng to the Global Launch of the United Nations
Inter-Agency Consolidated Appeals for 2001, 01/12/00
1. Nous peuples des
Nations Unies, résolus à proclamer à nouveau
notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité
et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité
de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes
et petites, à favoriser le progrès social et instaurer
de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande,
à unir nos forces pour maintenir la paix et la sécurité
internationales à accepter des principes et instituer des
méthodes garantissant qu'il ne sera pas fait usage de la
force des armes, sauf dans l'intérêt commun, Maintenir
la paix et la sécurité internationales et à
cette fin: prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir
et d'écarter les menaces à la paix, et réaliser,
par des moyens pacifiques, conformément aux principes de
la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement
de différends ou de situations, de caractère international,
susceptibles de mener à une rupture de la paix;
Haut de page
2. Considérant
que la reconnaissance de la dignité inhérente à
tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux
et inaliénables constitue le fondement de la liberté,
de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies
ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux
de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine,
dans l'égalité des droits des hommes et des femmes,
et qu'ils se sont déclarés résolus à
favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures
conditions de vie dans une liberté plus grande.
Article 3: Tout individu a droit à
la vie, à la liberté et à la sûreté
de sa personne.
Haut de page
3. Déclaration
sur la protection des femmes et des enfants dans les situations
de crise et de conflits armés; résolution 2200A (XXI)
du 16 décembre 1966
Haut de page
4. Résolution
3519 de l'Assemblée générale du 15 décembre
1975 sur la participation des femmes au renforcement de la paix
et de la sécurité internationale
Demande à tous les gouvernements, aux organisations intergouvernementales
et non gouvernementales, et en particulier aux organisations féminines
et aux groupes de femmes, d'intensifier leur action pour renforcer
la paix, élargir et approfondir le processus de détente
internationale et le rendre irréversible, éliminer
complètement et définitivement toutes les formes de
colonialisme et mettre fin à la politique et à la
pratique de l'apartheid, à toutes les formes de racisme,
de discrimination raciale, d'agression d'occupation et de domination
etrangère.
Haut de page
5. Consciente que les
femmes, jouissant pleinement des droits énoncés dans
les instruments internationaux pertinents, devraient jouer un rôle
égal à celui des hommes dans toutes les sphères
d'activité, y compris le maintien de la paix et le renforcement
de la sécurité internationale, et devraient participer
pleinement à la vie politique
Convaincue que l'apaisement des tensions
internationales contribue à l'élaboration et à
l'application de normes dans tous les domaines intéressant
les femmes
Demande à tous les Etats d'encourager
vigoureusement une plus large participation des femmes au renforcement
de la paix internationale et à l'apaisement des tensions
internationales, sur la base du respect intégral de la Charte
des Nations Unies ainsi que des résolutions de l'Organisation
des Nations Unie, au règlement des problèmes du désarmement,
à l'élimination du colonialisme, de l'occupation étrangere,
du racisme, de la discrimination raciale et de l'apartheid et
à tous les autres aspects de la vie politique,
contribue ainsi à créer les conditions les plus favorables
à l'élimination totale de la discrimination à
l'égard des femmes.
Haut de page
6. UN World Conference
on Women; Declaration of Mexico on the Equality of Women and Their
Contribution to Development and Peace, 1975:
The World Conference of the International Womenãs Year,æ
Recognizing that women of the entire world, whatever differences
exist between them, share the painful experience of receiving or
having received unequal treatment, and that as their awareness of
this phenomenon increases they will become natural allies in the
struggle against any form of oppression, such as is practiced under
colonialism, neo-colonialism, zionism, racial discrimination and
apartheid, thereby constituting an enormous revolutionary potential
for economic and social change in the world today,æ
Recognizing also the urgency of improving the status of women and
finding more effective methods and strategies which will enable
them to have the same opportunities as men to participate actively
in the development of their countries and to contribute to the attainment
of world peace,
Convinced that women must play an important role in the promotion,
achievement and maintenance of international peace, and that it
is necessary to encourage their efforts towards peace, through their
full participation in the national and international organizations
that exist for this purpose,æ
Women have a vital role to play in the promotion of peace in all
spheres of life: in the family, the community, the nations and the
world. As such, women must participate equally with men in the decision-making
processes which help to promote peace at all levels.
Women as well as men should promote real, general and complete disarmament
under effective international control, starting with nuclear disarmament.
Until genuine disarmament is achieved, women and men throughout
the world must maintain their vigilance and do their utmost to achieve
and maintain international peace.
Plans of Action
The primary objective of development being to bring about sustained
improvement in the well-being of the individual and of society and
to bestow benefits on all, development should be seen not only as
a desirable goal in itself but also as the most important means
for furthering equality of the sexes and the maintenance of peace.
An essential condition for the maintenance and strengthening of
international co-operation and peace is the promotion and protection
of human rights for all in conditions of equity among and within
nations. In order to involve more women in the promotion of international
co-operation, the development of friendly relations among nations,
the strengthening of international peace and disarmamentæthe peace
efforts of women as individuals and in groups, and in national and
international organizations should be recognized and encouraged.
Women should have equal opportunity with men to represent their
countries in all international forums where the above questions
are discussed, and in particular at meetings of the organization
of the United Nations system, including the Security Council and
all conferences on disarmament and international peace, and other
regional bodies.
Haut de page 7.
Convention sur l'élimination de toutes formes de discrimination
à l'égard des femmes (CEDEF), résolution 34/180
de l'Assemblée générale du 18 décembre
1979:
Rappelant que la discrimination a l'égard
des femmes viole les principes de l'égalité des droits
et du respect de la dignité humaine, qu'elle entrave la participation
des femmes, dans les mêmes conditions que les hommes, à
la vie politique, sociale, économique et culturelle de leur
pays, qu'elle fait obstacle à l'accroissement du bien-être
de la société et de la famille et qu'elle empêche
les femmes de servir leur pays et l'humanité dans toute la
mesure de leurs possibilités.
Soulignant que l'élimination
de l'apartheid, de toutes les formes de racisme, de discrimination
raciale, de colonialisme, de néo-colonialisme, d'agression,
d'occupation et domination étrangere et d'ingérence
dans les affaires intérieures des Etats est indispensable
à la pleine jouissance par l'homme et la femme de leurs droits.
Affirmant que le renforcement de la
paix et de la sécurité internationale, le relachement
de la tension internationale, la coopération entre tous les
Etats quels que soient leurs systemes sociaux et economiques, le
désarmement général et complet nucléaire
sous controle international strict et efficace, et contribuerons
par consequent à la réalisation de la pleine égalité
entre l'homme et la femme.
Convaincus que le développement
complet d'un pays, le bien-être du monde et la cause de la
paix demandent la participation maximale des femmes, à égalite
avec les hommes, dans tous les domaines.
Article 2. (e) Les Etats parties s'engagent
a prendre toutes les mesures appropriées, pour éliminer
la discrimination pratiquée à l'égard des femmes
par une personne, une organisation ou une entreprise quelconque.
Article 8. Les Etats parties doivent
prendre toutes les mesures appropriées pour que les femmes,
dans des conditions d'egalite avec les hommes et sans aucune discrimination,
aient la possibilité de représenter leur gouvernement
à l'échelon international et de participer aux travaux
des organisations internationales.
Haut de page
8. Report of the World
Conference of the United Nations Decade for Women: Equality, Development
and Peace, held in Copenhagen from 14 to 30 July 1980, A/CONF.94/35:
Paragraph 33. In accordance with their
obligations under the Charter to maintain peace and security and
to achieve international cooperation in promoting and encouraging
respect for human rights and fundamental freedoms, bearing in mind,
in this respect, the right to live in peace, States should help
women to participate in promoting international cooperation for
the sake of the preparation of societies for a life in peace.
Paragraph 76. Women of the entire world
should participate in the broadest way in the struggle to strengthen
international peace and security, to broaden international cooperation
and develop friendly relations among nations, to achieve detente
in international relations and disarmament, to establish a new economic
order in international relations, to promote guarantees of fundamental
freedoms and human rights
Paragraph 77. Solidarity campaigns
with women struggling against colonialism, neo-colonialism, racism,
racial discrimination and apartheid and for national independence
and liberation should be intensified; such women should receive
all possible assistance, including support from agencies of the
United Nations system as well as other organizations.
Paragraph 78. The efforts of intergovernmental
and non-governmental organizations to strengthen international peace
and security should be intensified in every way. The active participation
of women in the activities of such organizations should be support
Haut de page
9. Déclaration
de l'Assemblée générale, A/RES/37/63 du 3 décembre
1982 sur la participation des femmes à la promotion de la
paix et de la coopération internationales
Article 1. Les femmes et les hommes
ont le même intérêt vital à contribuer
à contribuer à la paix et à la coopération
internationales. A cette fin, les femmes doivent pouvoir exercer
leur droit de participer aux affaires économiques , sociales,
culturelles, civiles et politiques de la société sur
un pied d’égalité avec les hommes.
Article 12. Toutes les mesures appropriées
seront prises pour donner aux femmes la possibilité pratique
de participer effectivement a la promotion de la paix et de la coopération
internationales, au développement économique et au
progrès social et, a cette fin, pour notamment :
a) Promouvoir une représentation équitable des femmes
sur les plans gouvernemental et non gouvernemental ;
b) Donner aux femmes les mêmes chances qu’aux hommes
d’embrasser la carrière diplomatique.
c) Nommer ou désigner des femmes, sur un pied d’égalité
avec les hommes, comme membres des délégations envoyées
a des réunions nationales, régionales ou internationales
d) Favoriser l’emploi, à tous les niveaux, d’un
plus grand nombre de femmes aux secrétariats de l’Organisation
des Nations Unies et des institutions spécialisées,
conformément à l’Article 101 de la Charte des
Nations Unies
Haut de page
10. Déclaration
sur la protection de toutes personnes contre la torture et autres
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la
Résolution 3452 (XXX), annexe. Convention contre la torture
et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants,
résolution 39/46 de l'Assemblée générale
du 10 décembre 1984:
(N'EVOQUE AUCUNEMENT LES FEMMES)
Aucune circonstance, que ce soit en
temps de guerre ou de menace de guerre, au moment d'instabilité
politique ou autre situation d'urgence, ne peut être utiliser
pour justifier la torture.
Haut de page
11. The Nairobi Forward-looking
Strategies for the Advancement of Women from the World Conference
to Review and Appraise the Achievements of the United Nations Decade
for Women: Equality, Development and Peace, held in Nairobi from
15 to 26 July 1985, A/Conf.116/28/Rev.1,1986:
Paragraph 13
The full and effective promotion of womenãs rights can best
occur in conditions of international peace and securityæ
Peace includes not only the absence
of war, violence and hostilities at the national and international
levels but also the enjoyment of economic and social justice, equality
and the entire range of human rights and fundamental freedoms within
societyæ
Peace cannot be realized under conditions
of economic and sexual inequality, denial of basic human rights
and fundamental freedoms, deliberate exploitation of large sectors
of the population, unequal development of countries, and exploitative
economic relations.
Peace is promoted by equality of the
sexes, economic equality and the universal enjoyment of basic human
rights and fundamental freedoms. Its enjoyment by all requires that
women be enabled to exercise their right to participate on an equal
footing with men in all spheres of the political, economic and social
life of their respective countries, particularly in the decision-making
process, while exercising their right to freedom of opinion, expression,
information and association in the promotion of international peace
and cooperation.
III. PEACE
A. Obstacles
Paragraph 232
The threat to peace resulting from continuing international tension
and violations of the United Nations Charter, resulting in the unabated
arms raceæas well as wars, armed conflicts, external domination,
foreign occupation, acquisition of land by force, aggression, imperialism,
colonialism, neo-colonialism, racism, apartheid, gross violation
of human rights, terrorism, repression, the disappearance of persons
and discrimination on the basis of sex are major obstacles to human
progress, specifically to the advancement of women.
Paragraph 235
Universal and durable peace cannot be attained without the full
and equal participation of women in international relations, particularly
in decision-making concerning peace, including the processes envisaged
for the peaceful settlement of disputes under the Charter of the
United Nations nor without overcoming the obstacles mentioned in
paragraph 232.
Paragraph 236
Full equality between women and men is severely hampered by the
threats to international peace and security,
Paragraph 237
All obstacles at national and international levels in the way of
women's participation in promoting international peace and co-operation
should be removed as soon as possible.
Paragraph 238
Governments should take measures to encourage the full and effective
participation of women in negotiations on international peace and
security. The rejection of the use of force or of the threat of
the use of force and foreign interference and intervention should
become widespread.
B. Basic strategies
Paragraph 241
In view of the fact that women are still very inadequately represented
in national and international political processes dealing with peace
and conflict settlement, it is essential that women support and
encourage each other in their initiatives and action relating either
to universal issues, such as disarmament and the development of
confidence-building measures between nations and people, or to specific
conflict situations between or within States.
Paragraph 244
The strategies in this field should include the mobilization of
women in favour of all acts and actions that tend to promote peace,
in particular, the elimination of wars and danger of nuclear war.
Paragraph 253
Women's equal role in decision-making with respect to peace and
related issues should be seen as one of their basic human rights
and as such should be enhanced and encouraged at the national, regional
and international levels.
E. Women in areas affected by armed
conflicts, foreign intervention and threats to peace
F. Measures for the implementation
of the basic strategies at the national level
1. Women's participation in efforts
for peace
Paragraph 266
Women should be able to participate actively in the decision-making
process related to the promotion of international peace and co-operation.
Emphasis should be given to the grass-roots participation and co-operation
of women's organizations with other non-governmental organizations
in this process.
Paragraph 267
Governments which have not done so should undertake all appropriate
measures to eliminate existing discriminatory practices towards
women and to provide them with equal opportunities to join, at all
levels, the civil service, to enter the diplomatic service and to
represent their countries as members of delegations to national,
regional and international meetings, including conferences on peace,
conflict resolution, disarmament, and meetings of the Security Council
and other United Nations bodies.
Haut de page 12.
Report of the Secretary-General to the CSW on the first review and
appraisal of the implementation of the Nairobi Forward-looking Strategies
E/Cn.6/1990/5, 22 November 1989:
11. Peace
1. It is significant that, although
women have been disproportionately the victims of violence, whether
international, national or domestic, they have seldom been involved
in the decision-making on combating it. That situation has not changed
substantially since 1985.
2. While the hypothesis that women,
because of their experiences, would be less likely to choose conflict
than cooperation cannot be tested empirically in the absence of
female decision makers, it is a reasonable one based on women's
action in other official spheres and in non-governmental organizations.
The peace process has also benefited from the work of women outside
Government who have worked towards solutions to conflicts. Whether,
when these conflicts are resolved, women will be given the recognition
and continuing presence in the processes that their contribution
merits remains to be seen.
Haut de page 13.
Déclaration sur l’élimination de la violence
à l’égard des femmes, Résolution 48/104
de l’Assemblée générale du 20 décembre
1993
Considérant qu’il est
urgent de faire en sorte que les femmes bénéficient
universellement des droits et principes consacrant l’égalité,
la sécurité, la liberté, l’intégrité
et la dignité de tous les êtres humains,
Préoccupée de constater
que la violence à l’égard des femmes va à
l’encontre de l’instauration de l’égalité,
du développement et de la paix,
Article 4
g) Dans toute la mesure possible, compte
tenu des ressources dont ils disposent, et en ayant recours au besoin
à la coopération
internationale, assurer aux femmes victimes d’actes de violence
et, le cas échéant, à leurs enfants une aide
spécialisée, y compris
réadaptation, assistance pour les soins aux enfants, traitement,
conseils, services médico-sociaux et structures d’appui,
et prendre
toutes autres mesures voulues pour promouvoir la réadaptation
physique et psychologique;
i) Veiller à ce que les agents
des services de répression ainsi que les fonctionnaires chargés
d’appliquer des politiques visant à
prévenir la violence à l’égard des femmes,
à assurer les enquêtes nécessaires et à
punir les coupables reçoivent une formation propre à
les sensibiliser aux besoins des femmes;
p) Faciliter et encourager les travaux
des mouvements de femmes et des organisations non gouvernementales
et coopérer avec eux sur les plans local, national et régional;
Haut de page
14. Conférence
mondiale sur les droits de l'homme, Déclaration et programme
d'action de Vienne, A/CONF.157/23 12 Juillet 1993
La Conférence mondiale sur les
droits de l'homme est profondément concernée par les
différentes formes de discrimination et de violence, auxquelles
les femmes continuent d'être exposées à travers
le monde.
I. 18 Les droits fondamentaux des femmes
et des fillettes font inaliénablement, intégralement
et indissociablement partie des droits universels de la personne.
L'égale et pleine participation
des femmes à la vie politique, civile, économique,
sociale et culturelle, aux niveaux national, régional et
international, et l'élimination totale de toutes les formes
de discrimination fondées sur le sexe sont des objectifs
prioritaires de la communauté internationale.
Les droits fondamentaux des femmes
doivent faire partie intégrante des activités de l'Organisation
des Nations Unies dans le domaine des droits de l'homme, qui doivent
inclure notamment la promotion de tous les instruments en la matière
qui concernent les femmes.
La Conférence mondiale sur les
droits de l'homme demande instamment aux gouvernements, aux institutions,
aux organisations intergouvernementales et non gouvernementales
d'intensifier leurs efforts en vue de protéger et de promouvoir
les droits fondamentaux des femmes et des fillettes.
I.28 La Conférence mondiale
sur les droits de l'homme se déclare consternée par
les violations massives des droits de l'homme, notamment celles
qui prennent la forme de génocide, de "nettoyage ethnique"
et de viol systématique des femmes en temps de guerre, violations
qui sont à l'origine d'exodes massifs de réfugiés
et de déplacements de personnes. Elle condamne énergiquement
des pratiques aussi révoltantes et elle demande à
son tour que les auteurs de tels crimes soient punis et qu'il soit
immédiatement mis fin à ces pratiques.
II. B.36 La Conférence mondiale
sur les droits de l'homme souligne aussi l'importance de l'intégration
et de la pleine participation des femmes au développement
en tant qu'agents et bénéficiaires de celui-ci et
rappelle les objectifs de l'action mondiale en faveur de la participation
des femmes à un développement durable et équitable
qui sont énoncés dans la Déclaration de Rio
sur l'environnement et le développement et au chapitre 24
du programme Action 21, adoptés par la Conférence
des Nations Unies sur l'environnement et le développement
(Rio de Janeiro, Brésil, 3-14 juin 1992).
II B.37 Dans les principales activités
du système des Nations Unies devrait figurer une composante
se rapportant à l'égalité de condition et aux
droits fondamentaux de la femme. L'ensemble des organes et mécanismes
compétents de l'Organisation des Nations Unies devrait examiner
régulièrement et systématiquement ces questions.
II.B.38 La Conférence mondiale
sur les droits de l'homme souligne, en particulier, à quel
point il importe de s'employer à éliminer la violence
à laquelle sont exposées les femmes dans la vie publique
et privée, toutes les formes de harcèlement sexuel,
d'exploitation et de traite dont elles sont victimes ainsi que les
préjugés dont elles font l'objet dans l'administration
de la justice, et à venir à bout des contradictions
qui peuvent exister entre les droits des femmes et les effets nuisibles
de certaines pratiques traditionnelles ou coutumières, des
préjugés culturels et de l'extrémisme religieux.
Elle demande à l'Assemblée générale
d'adopter le projet de déclaration sur la violence contre
les femmes et invite instamment les Etats à lutter, conformément
aux dispositions prévues, contre la violence dont celles-ci
sont victimes. Les violations des droits fondamentaux des femmes
dans les situations de conflit armé contreviennent aux principes
fondateurs des droits de la personne humaine et du droit humanitaire
internationalement reconnus. Toutes les violations de cette nature,
y compris et en particulier le meurtre, le viol systématique,
l'esclavage sexuel et la grossesse forcée, exigent des mesures
particulièrement efficaces.
II.B.40 Les organes de surveillance
de l'application des traités devraient diffuser l'information
nécessaire afin de permettre aux femmes de tirer meilleur
parti des procédures en vigueur pour s'assurer la pleine
jouissance en toute égalité de leurs droits à
l'abri de la discrimination. Il faudrait aussi adopter de nouvelles
procédures de manière à ce que l'engagement
d'assurer l'égalité et les droits fondamentaux des
femmes soit mieux suivi d'effets. La Commission de la condition
de la femme et le Comité pour l'élimination de la
discrimination à l'égard des femmes devraient étudier
sans tarder la possibilité d'introduire un droit de présenter
des plaintes en élaborant un protocole facultatif se rapportant
à la Convention sur l'élimination de toutes les formes
de discrimination à l'égard des femmes. La Conférence
mondiale sur les droits de l'homme se félicite de la décision
de la Commission des droits de l'homme d'envisager à sa cinquantième
session, la nomination d'un rapporteur spécial sur la violence
à l'égard des femmes.
II.B.43 La Conférence mondiale
sur les droits de l'homme invite instamment les gouvernements et
les organisations régionales et internationales à
faciliter l'accès des postes de responsabilité aux
femmes et à leur assurer une plus grande participation au
processus de prise des décisions. Elle encourage le Secrétariat
de l'Organisation des Nations Unies à adopter de nouvelles
mesures de manière à nommer et promouvoir des fonctionnaires
de sexe féminin, conformément à la Charte des
Nations Unies, et invite les autres organismes, principaux et subsidiaires,
du système à garantir la participation des femmes
dans des conditions d'égalité.
Haut de page
15. Déclaration
sur l’élimination de la violence à l’égard
des femmes, Résolution 48/104 de l’Assemblée
générale du 20 décembre 1993
L’Assemblée générale
Préoccupée de constater
que la violence à l’égard des femmes va à
l’encontre de l’instauration de l’égalité,
du développement et de la paix,
Notant avec satisfaction que les mouvements
de femmes ont contribué à appeler l’attention
sur la nature, la gravité et l’ampleur du problème
de la violence à l’égard des femmes,
Article 4
Elaborer des stratégies de prévention
et toutes mesures de caractère juridique, politique, administratif
et culturel propres à favoriser la protection des femmes
contre la violence et à garantir que les femmes ne se verront
pas infliger un surcroît de violence du fait de lois, de modes
de répression ou d’interventions d’un autre ordre
ne prenant pas en considération les caractéristiques
propres à chaque sexe;
Article 5
e) Encourager la coordination entre
les organismes des Nations Unies et leurs organes, de manière
que la question de la
violence à l’égard des femmes, en particulier
celles qui font partie des groupes les plus vulnérables,
soit incluse dans les programmes en cours;
Haut de page
16. Programme d'Action
de la Conférence internationale des Nations Unies sur la
population et le Développement, Chapitre IV: Egalité
en genre, égalité et autonomisation des femmes, A?conf.171/13,
18 octobre 1994
Paragraphe 4.10 La conférence
invite instamment les pays à identifier et condamner la pratique
systématique du viol et d’autres formes de traitement
inhumain et dégradant des femmes, comme instrument délibéré
de guerre et de nettoyage ethnique et de prendre des mesures afin
d’assurer qu’une pleine assistance est fournie aux victimes
de tels abus pour leur réhabilitation physique et mentale
Haut de page
17. Rapport sur la
quatrième conférence sur les femmes réunie
à Beijing du 4 au 15 septembre 1995 A/CONF.177/20, 17 octobre
1995:
Nous [les gouvernements] sommes convaincus
que:
18. L'instauration de la paix, aux
niveaux local, national, régional et mondial, est possible
et elle est indissociable de la promotion des femmes, car celles-ci
sont un moteur essentiel des initiatives, du règlement des
conflits et de la promotion d'une paix durable à tous les
niveaux ;
Nous sommes résolus à
:
28. Prendre des mesures concrètes
en faveur de la paix pour la promotion de la femme et, tenant compte
du rôle de premier plan des femmes dans le mouvement pacifiste,œuvrer
activement à la réalisation d'un désarmement
général et complet, sous un contrôle international
rigoureux et efficace, et appuyer les négociations en vue
de la conclusion immédiate d'un traité universel et
effectivement vérifiable au plan multilatéral d'interdiction
complète des essais nucléaires qui favorisera le désarmement
nucléaire et la prévention de la prolifération
des armes nucléaires sous tous ses aspects ;
Chapitre II
11. La fin de la guerre froide a bouleversé
le panorama international et atténué la rivalité
entre les superpuissances. La menace de conflit armé à
l’échelon planétaire a diminué, tandis
que les relations internationales s’amélioraient et
que s’ouvraient de nouvelles perspectives de paix entre les
nations. Bien que la menace de conflit mondial ait été
réduite, les guerres d’agression, les conflits armés,
le colonialisme ou d’autres formes de domination et d’occupation
étrangères, les guerres civiles et le terrorisme continuent
à sévir dans de nombreuses régions du monde.
Les femmes sont victimes, notamment en période de conflit
armé, de graves violations de leurs droits fondamentaux —
meurtre, torture, viol systématique, grossesse forcée
et avortement forcé, en particulier dans le cadre des politiques
de "nettoyage
ethnique".
12. Le maintien de la paix et de la
sécurité aux échelons mondial, régional
et local, de même que la prévention des politiques
d’agression et de nettoyage ethnique et le règlement
des conflits armés, revêtent une importance décisive
pour la protection des droits fondamentaux des femmes et des fillettes,
de même que pour l’élimination de toutes les
formes de violence dirigées contre elles et de la pratique
consistant à les utiliser comme arme de guerre.
23. Conscientes du fait que l’établissement
et le maintien de la paix et de la sécurité sont une
condition préalable nécessaire au progrès économique
et social, les femmes, à des titres divers, occupent de plus
en plus le devant de
la scène dans le mouvement de l’humanité en
faveur de la paix. Leur pleine participation à la prise des
décisions, à la prévention et au règlement
des conflits ainsi qu’à toutes les autres initiatives
de paix est essentielle pour parvenir à une paix durable.
E. Les femmes et le conflits armés
Objectif stratégique E.1. Élargir la
participation des femmes au règlement des conflits au niveau
de la prise de décisions et protéger les femmes vivant
dans les situations de conflit armé et autres ou sous occupation
étrangère
Objectif stratégique
E.2. Réduire les dépenses militaires excessives et
contrôler la disponibilité des armements
Objectif stratégique E.3. Promouvoir
des formes non violentes de règlement des conflits et réduire
les violations des droits fondamentaux dans les situations de conflit
Objectif stratégique
E.4. Promouvoir la contribution des femmes au développement
d’une culture valorisant la paix
Objectif stratégique
E.5. Fournir protection, assistance et formation aux réfugiées,
aux autres femmes déplacées ayant besoin d’une
protection internationale et aux femmes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays
Objectif stratégique
E.6. Prêter assistance aux femmes des colonies et des territoires
non autonomes. Mesures à prendre
Objectif stratégique
E.1.
Élargir la participation des femmes au règlement des
conflits au niveau de la prise de décisions et protéger
les femmes vivant dans les situations de conflit armé et
autres ou sous occupation étrangère.
Mesures à prendre
142. Les gouvernements et les institutions
intergouvernementales, internationales et régionales devraient
:
a) Promouvoir la participation égale
des femmes et des possibilités égales de participation
aux travaux de toutes les instances et à toutes les activités
de paix à tous les niveaux, notamment à celui de la
prise de décisions, y compris au Secrétariat de l’Organisation
des Nations Unies, tout en veillant à assurer une répartition
géographique équitable, conformément à
l’Article 101 de la Charte des Nations Unies;
b) Intégrer la problématique hommes-femmes dans le
règlement des conflits, notamment les conflits armés
et l’occupation étrangère et s’efforcer
de respecter un juste équilibre entre les sexes dans les
propositions de candidature et les nominations à des postes
de juge et autres dans tous les organismes judiciaires internationaux
tels que les Tribunaux internationaux des Nations Unies pour l’ex-Yougoslavie
et pour le Rwanda, la Cour internationale de Justice et d’autres
organes compétents en matière de règlement
pacifique des différends;
c) Préparer ces organes à aborder comme il convient
la problématique hommes-femmes en dispensant aux procureurs,
aux juges et aux autres responsables la formation voulue pour traiter
des affaires de viol, de grossesse forcée dans les situations
de conflit armé, d’attentat à la pudeur et d’autres
formes de violence à l’égard des femmes dans
des conflits armés, y compris en cas d’actes de terrorisme,
et tenir compte des sexospécificités dans leurs activités.
Objectif stratégique
E.2.
Réduire les dépenses militaires excessives et contrôler
la disponibilité des armements
Mesures à prendre
143. Les gouvernements devraient :
a) Intensifier et accélérer, en tenant compte des
impératifs de sécurité nationale, la conversion
à des fins pacifiques et aux fins du développement
des ressources affectées à la défense et aux
industries connexes;
b) Chercher les moyens de dégager de nouvelles ressources
financières de sources publiques et privées, notamment
en réduisant dans la mesure voulue sans préjudice
des impératifs de sécurité nationale, les dépenses
militaires excessives — budget global de la défense,
commerce des armes, investissements dans la production et l’acquisition
d’armes — de manière à pouvoir éventuellement
allouer des fonds supplémentaires au développement
économique et social, en particulier en vue de la promotion
de la femme;
c) Prendre des mesures pour démasquer et punir les membres
de la police, des forces de sécurité et des forces
armées et autres personnes qui se rendent coupables d’actes
de violence à l’égard des femmes, de violations
du droit
international humanitaire et de violations des droits fondamentaux
des femmes lors de conflits armés;
d) Sans préjudice des besoins légitimes de la défense
nationale, prendre conscience du danger que font peser sur la société
les conflits armés et des effets négatifs des dépenses
militaires excessives, du commerce des armes, notamment des armes
particulièrement traumatisantes ou frappant sans discrimination,
et des investissements excessifs dans la production et l’achat
d’armements, et faire le nécessaire pour parer à
ce danger; dans le même esprit, prendre conscience de la nécessité
de lutter contre le trafic d’armes, la violence, la criminalité,
la production, la consommation et le trafic de drogues illicites,
et la traite des femmes et des enfants;
e) Reconnaissant que les femmes et les enfants souffrent particulièrement
de l’emploi inconsidéré de mines terrestres
antipersonnel :
i) S’engager à s’employer activement à
ratifier, s’ils ne l’ont pas encore fait, la Convention
de 1981 sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi
de certaines armes classiques qui peuvent être considérées
comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant
sans discrimination, en particulier le Protocole sur l’interdiction
ou la limitation de l’emploi de mines, pièges et autres
dispositifs (Protocole II)26, en vue de leur ratification universelle
d’ici à
l’an 2000;
ii) S’engager à envisager sérieusement de renforcer
la Convention en vue de contribuer à réduire le nombre
des victimes et les souffrances intenses qu’inflige à
la population civile l’emploi inconsidéré de
mines terrestres;
iii) S’engager à promouvoir l’aide au déminage,
notamment en facilitant, l’échange d’informations,
le transfert de technologie et la recherche scientifique sur les
moyens de déminage;
iv) Dans le cadre de l’ONU, s’engager à soutenir
les efforts visant à coordonner un programme commun d’aide
au déminage, sans discrimination indue;
v) Adopter dès que possible, s’ils ne l’ont encore
fait, un moratoire sur les exportations de mines terrestres antipersonnel
y compris les exportations d’entités non gouvernementales;
la Conférence note avec satisfaction que de nombreux États
ont déjà proclamé des moratoires sur l’exportation,
le transfert ou la vente de ces mines;
vi) S’engager à encourager de nouveaux efforts internationaux
tendant à rechercher des solutions aux problèmes causés
par les mines terrestres antipersonnel, l’objectif ultime
étant de les éliminer; la Conférence considère
que les États pourront réellement progresser vers
cet objectif lorsqu’ils trouveront d’autres moyens viables
mais plus humains;
f) Compte tenu du rôle de premier plan des femmes dans le
mouvement pacifiste :
i) Oeuvrer en vue d’un désarmement général
et complet, soumis à un contrôle international strict
et efficace;
ii) Promouvoir des négociations en vue de conclure au plus
vite un traité d’interdiction complète des essais
nucléaires, ayant une portée universelle et qui soit
multilatéralement et effectivement vérifiable, afin
de contribuer au désarmement nucléaire et de prévenir
la prolifération des armements nucléaires sous tous
ses aspects;
iii) En attendant l’entrée en vigueur d’un traité
d’interdiction complète des essais nucléaires,
faire preuve de la plus grande retenue en ce qui concerne les essais
nucléaires.
Objectif stratégique
E.3.
Promouvoir des formes non violentes de règlement des conflits
et réduire les violations des droits fondamentaux dans les
situations de conflit
Mesures à prendre
144. Les gouvernements devraient :
a) Envisager de ratifier les instruments internationaux contenant
des dispositions relatives à la protection des femmes et
des enfants dans les conflits armés, y compris la Convention
de Genève relative à la protection des personnes civiles
en temps de guerre, de 1949, les Protocoles additionnels aux Conventions
de Genève de 1949 relatifs à la protection des victimes
des conflits armés internationaux (Protocole I) et à
la protection des victimes des conflits armés non internationaux
(Protocole II)24, ou d’y adhérer;
b) Respecter pleinement les normes du droit international humanitaire
lors des conflits armés et prendre toutes les mesures nécessaires
pour protéger les femmes et les enfants, en particulier contre
le viol, la prostitution forcée
et toute autre forme d’attentat à la pudeur;
c) Renforcer le rôle des femmes et assurer leur représentation
égale à tous les niveaux de responsabilité
au sein des institutions nationales et internationales susceptibles
de définir ou d’influencer les politiques relatives
au maintien de la paix, à la diplomatie préventive
et aux activités connexes, ainsi qu’à tous les
stades de la médiation et des négociations de paix,
compte tenu des recommandations spécifiques formulées
par le Secrétaire général dans son plan d’action
stratégique pour l’amélioration de la situation
des femmes au Secrétariat (1995-2000) (A/49/587, sect. IV).
145. Les gouvernements et les organisations internationales et régionales
devraient :
a) Réaffirmer que tous les peuples ont le droit de disposer
d’eux-mêmes, en particulier les peuples soumis à
la domination coloniale ou à d’autres formes de domination
ou d’occupation étrangères, et qu’il importe
que ce droit soit
effectivement réalisé, comme l’affirment, notamment,
la Déclaration et le Programme d’action de Vienne2
adoptés par la Conférence mondiale sur les droits
de l’homme;
b) Encourager la diplomatie, la négociation et le règlement
pacifique des différends, conformément à la
Charte des Nations Unies, en particulier aux paragraphes 3 et 4
de son Article 2;
c) Exiger la dénonciation et la condamnation du recours systématique
au viol et à d’autres formes de traitement inhumain
et dégradant des femmes délibérément
utilisés comme instrument de guerre et de nettoyage ethnique
et veiller à ce que toute l’assistance requise soit
fournie aux victimes de ces sévices en vue de leur rétablissement
physique et psychologique;
d) Réaffirmer que le viol perpétré au cours
d’un conflit armé est un crime de guerre et, dans certaines
circonstances, un crime contre l’humanité et un acte
de génocide; tel que défini dans la Convention pour
la prévention et la répression du crime de génocide27;
prendre toutes les mesures requises pour protéger les femmes
et les enfants contre les actes de cette nature et renforcer les
mécanismes chargés de démasquer et de punir
tous les responsables de ces actes et d’en traduire les auteurs
en justice;
e) Appuyer et renforcer les normes énoncées dans le
droit international humanitaire et les instruments internationaux
relatifs aux droits de l’homme afin de prévenir tous
actes de violence à l’égard des femmes dans
les situations de conflit, notamment de conflit armé; enquêter
de manière approfondie sur tous les actes de violence perpétrés
contre des femmes en temps de guerre, notamment sur les viols, en
particulier les viols systématiques, la prostitution forcée
et
toute autre forme d’attentat à la pudeur, et l’esclavage
sexuel; poursuivre tous les responsables de crimes de guerre à
l’égard de femmes et faire en sorte que les victimes
obtiennent entière réparation;
f) Engager la communauté internationale à condamner
et à combattre le terrorisme sous toutes ses formes et manifestations;
g) Tenir compte des sexospécificités lors de l’élaboration
de tous les programmes d’enseignement du droit international
humanitaire et des droits de l’homme et recommander qu’un
tel enseignement soit dispensé au personnel participant aux
opérations humanitaires et de maintien de la paix des Nations
Unies, en mettant l’accent sur la prévention de la
violence à l’égard des femmes, en particulier;
h) S’opposer à toute mesure unilatérale contraire
au droit international ou à la Charte des Nations Unies,
qui ferait obstacle à la pleine réalisation du développement
économique et social de la population des pays touchés,
en particulier des femmes et des enfants, porterait préjudice
à leur bien-être et compromettrait le plein exercice
de leurs droits fondamentaux, y compris le droit de chacun à
un niveau de vie convenable, à la santé et au bien-être,
à la nourriture, aux soins de santé et aux services
sociaux essentiels, et s’abstenir d’adopter aucune mesure
de ce genre. La Conférence réaffirme que la nourriture
et les médicaments ne doivent pas être un moyen de
pressions politiques;
i) Adopter des mesures conformes au droit international afin de
minimiser les conséquences négatives des sanctions
économiques sur les femmes et les enfants.
Objectif stratégique
E.4.
Promouvoir la contribution des femmes au développement d’une
culture valorisant la paix
Mesures à prendre
146. Les gouvernements, les institutions intergouvernementales,
internationales et régionales, et les organisations non gouvernementales
devraient :
a) Promouvoir le règlement pacifique des conflits, la paix,
la réconciliation et la tolérance par l’éducation,
la formation, l’action communautaire et des programmes d’échange
entre jeunes, en particulier à l’intention des jeunes
femmes;
b) Encourager le développement de la recherche sur la paix
avec la participation des femmes, en vue d’examiner les conséquences
des conflits armés pour les femmes et les enfants ainsi que
la nature et la portée de la participation des femmes aux
mouvements pacifistes nationaux, régionaux et internationaux;
étudier et définir des mécanismes novateurs
de prévention de la violence et de règlement des conflits,
et les vulgariser en vue de leur utilisation tant par les femmes
que par les hommes;
c) Favoriser la recherche sur les conséquences physiques,
psychologiques, économiques et sociales des conflits armés
sur les femmes, en particulier les jeunes femmes et les petites
filles, et en diffuser les résultats, en vue d’élaborer
des politiques et des programmes d’atténuation des
conséquences des conflits;
d) Envisager de mettre en place des programmes d’éducation
à l’intention des filles et des garçons afin
de promouvoir une culture pacifiste, axée sur la solution
des conflits par des moyens non violents et sur la tolérance.
Objectif stratégique
E.5.
Fournir protection, assistance et formation aux réfugiées,
aux autres femmes déplacées ayant besoin d’une
protection internationale et aux femmes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays
Mesures à prendre
147. Les gouvernements, les organisations intergouvernementales
et non gouvernementales, ainsi que les autres institutions chargées
de protéger et de fournir une assistance et une formation
aux réfugiées, aux autres femmes déplacées
ayant besoin d’une protection internationale et aux femmes
déplacées dans leur propre pays, et notamment le Haut
Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés et
le Programme alimentaire mondial, devraient, selon les cas :
a) Veiller à ce que les femmes participent pleinement à
la programmation, à la conception, à l’exécution,
au suivi et à l’évaluation de tous les projets
et programmes à court ou à long terme d’assistance
aux réfugiées, aux autres femmes déplacées
ayant besoin d’une protection internationale et aux femmes
déplacées dans leur propre pays, notamment à
la gestion des camps de réfugiés et des ressources;
faire en sorte que les femmes et les petites filles réfugiées
et déplacées aient directement accès aux services
offerts;
b) Offrir une protection et une assistance adéquates aux
femmes et enfants déplacés à l’intérieur
de leur propre pays et trouver des solutions, à des fins
de prévention, aux causes profondes de leur déplacement
et, s’il y a lieu, faciliter leur retour ou leur réinstallation;
c) Prendre des dispositions visant à garantir la sécurité
et l’intégrité des réfugiées,
des autres femmes déplacées ayant besoin d’une
protection internationale et des femmes déplacées
dans leur propre pays, tant durant leur exil qu’à leur
retour dans leur localité d’origine, notamment par
des programmes de réinsertion; protéger efficacement
les réfugiées et des femmes déplacées
de la violence; mener des enquêtes impartiales et approfondies
sur toute violation
et en porter les coupables devant la justice;
d) Tout en respectant pleinement et en observant strictement le
principe du non-refoulement des réfugiés, prendre
toute disposition nécessaire pour garantir le droit des réfugiées
et des femmes déplacées à un retour librement
consenti dans leur localité d’origine en toute sécurité
et dans la dignité, et leur droit d’être protégées
après leur retour;
e) Prendre des dispositions, à l’échelon national,
le cas échéant, avec une coopération internationale,
conformément à la Charte des Nations Unies, pour trouver
des solutions durables aux questions concernant les femmes déplacées
dans leur propre pays, notamment leur droit de retourner volontairement
et en toute sécurité dans leur lieu d’origine;
f) Faire en sorte que la communauté internationale et les
organisations internationales apportent des ressources financières
et autres pour fournir les secours d’urgence et des aides
à plus long terme qui tiennent compte des besoins, des ressources
et des capacités spécifiques des réfugiées,
des autres femmes déplacées ayant besoin d’une
protection internationale et des femmes déplacées
à l’intérieur de leur propre pays; dans les
activités de protection et d’assistance, prendre toutes
les mesures voulues pour éliminer la discrimination à
l’égard des femmes et des filles afin de leur assurer
l’accès à égalité à une
nourriture convenable et suffisante, à l’eau, au logement,
à l’éducation, aux services sociaux et de santé,
notamment de santé en matière de procréation,
aux soins obstétriques, et aux services de lutte contre les
maladies tropicales;
g) Veiller à ce que du matériel éducatif soit
disponible dans la langue appropriée, même dans les
situations d’urgence, afin de réduire au maximum les
interruptions de la scolarité des enfants réfugiés
et déplacés;
h) Appliquer les normes internationales garantissant aux femmes
l’égalité des droits et l’égalité
de traitement dans les procédures d’octroi du statut
de réfugié et du droit d’asile, et veiller notamment
au plein respect et à la stricte application du principe
du non-refoulement, en harmonisant les législations nationales
relatives à l’immigration avec les instruments
internationaux pertinents, et en envisageant de reconnaître
le statut de réfugié aux femmes qui le demandent parce
qu’elles craignent avec raison de subir des persécutions
pour les raisons énumérées dans la Convention
de 195128 et le
Protocole de 196729 sur le statut de réfugié, notamment
des violences sexuelles et d’autres formes de persécution
liées à leur sexe; et charger des agents et du personnel
féminin ayant reçu une formation spéciale de
les interroger sur les
événements délicats ou pénibles, tels
que les attentats à la pudeur, qu’elles ont subis;
i) Encourager et aider les États à élaborer
des critères et des principes directeurs sur la façon
de combattre les persécutions visant spécifiquement
les femmes, en faisant connaître les initiatives prises dans
ce domaine par certains États et en veillant à leur
application stricte et équitable;
j) Promouvoir l’autonomie des femmes réfugiées,
des autres femmes déplacées ayant besoin d’une
protection internationale et des femmes déplacées
dans leur propre pays et mettre en place des programmes de formation
aux
responsabilités et à la prise de décisions
à l’intention des femmes, et en particulier des jeunes
femmes, au sein des communautés de réfugiés
ou de rapatriés;
k) Assurer la protection des droits fondamentaux des réfugiées
et des femmes déplacées et veiller à ce qu’elles
soient pleinement informées de ces droits; veiller à
ce que l’importance vitale du regroupement familial soit
reconnue;
l) Permettre, le cas échéant, aux femmes dont la qualité
de réfugiée est établie de suivre des programmes
de formation professionnelle comprenant notamment des cours de langues,
une formation à la création et à la gestion
de petites entreprises, des services d’assistance et de conseil
sur toutes les formes de violence à l’égard
des femmes, en particulier à l’intention des victimes
de tortures et de traumatismes. Les gouvernements et d’autres
donateurs devraient fournir des contributions suffisantes aux programmes
d’aide aux réfugiées, aux autres femmes déplacées
ayant besoin d’une protection internationale et aux femmes
déplacées à l’intérieur de leur
propre pays, compte tenu en particulier des effets qu’ont
sur les pays hôtes les besoins croissants de vastes populations
réfugiées et de la nécessité d’élargir
la gamme des donateurs de façon à mieux partager les
charges;
m) Sensibiliser le public à la contribution apportée
par les réfugiées aux pays d’accueil, faire
mieux comprendre leurs droits fondamentaux, leurs besoins et leurs
compétences et promouvoir la compréhension et l’acceptation
mutuelles au moyen de programmes éducatifs encourageant des
relations harmonieuses entre les cultures et entre les races;
n) Fournir des services essentiels et des services d’appui
aux femmes qui ont dû quitter leur foyer à cause du
terrorisme, de la violence, du trafic des drogues ou d’autres
raisons liées à la violence;
o) Faire mieux connaître les droits fondamentaux des femmes
et dispenser, le cas échéant, une formation et un
enseignement sur les droits de l’homme aux militaires et policiers
affectés dans les zones de conflit armé et dans les
zones d’accueil des réfugiés.
148. Les gouvernements devraient :
a) Diffuser et appliquer les principes directeurs du Haut Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés sur la protection
des femmes réfugiées et ses lignes directrices pour
l’évaluation des traumatismes et des violences et les
soins à apporter aux victimes, ou donner dans tous les secteurs
des programmes d’assistance aux réfugiés des
instructions analogues élaborées en étroite
coopération avec les femmes réfugiées;
b) Protéger les femmes et les enfants de migrants de toute
violation ou déni de leurs droits fondamentaux que pourraient
perpétrer les entités d’accueil, et examiner
la possibilité de prolonger leur permis de séjour,
en cas de dissolution des liens familiaux, dans le respect de la
législation nationale;
Objectif stratégique E.6.
Prêter assistance aux femmes des colonies et des territoires
non autonomes
Mesures à prendre
149. Les gouvernements, et les organisations intergouvernementales
et non gouvernementales devraient :
a) Soutenir et promouvoir l’exercice du droit de tous les
peuples à disposer d’eux-mêmes, tel qu’il
est défini, notamment, dans la Déclaration et le Programme
d’action de Vienne, en organisant des programmes spéciaux
de formation aux responsabilités et à la prise de
décisions;
b) Sensibiliser le public, selon qu’il
convient, par l’intermédiaire des médias, par
l’éducation à tous les niveaux et par des programmes
spéciaux, afin de mieux faire comprendre la situation des
femmes des colonies et des territoires non autonomes.
18. The Commission
on the Status of Women, Agreed Outcomes on Women and Armed Conflict:
Report on the forty-second session (2-13 March 1998), Economic and
Social Council Official Records, 1998, Supplement No. 7:
II. WOMEN AND ARMED CONFLICT
Proposes the following,
A. Ensuring gender-sensitive justice Actions to be taken by Governments:
- Ensure that national legal systems
provide accessible and gender-sensitive avenues of redress for victims
of armed conflict;
- Ensure that a gender-sensitive perspective
is integrated in the drafting and interpretation of international
law and domestic legislation, including for the protection of women
and girls in armed conflict;
- Support efforts to create an international
criminal court that integrates a gender perspective in its statute
and functioning, enabling a gender-sensitive interpretation and
application of the statute;
- Promote a gender balance and gender
expertise in all relevant international bodies, at all times, including
the International Law Commission, the ad hoc war crimes tribunals
and the human rights treaty bodies, having due regard for the principle
of equitable geographical distribution;
- Examine and consider modifying existing
legal definitions and standards to ensure that they encompass concerns
of all women and girls affected by armed conflict, and, in particular,
reaffirm that rape, systematic rape and sexual slavery in armed
conflict constitute war crimes;
B. Specific needs of women affected
by armed conflict Actions to be taken by Governments and international
organizations:
- Take account of the impact of armed
conflict on the health of all women and introduce measures to address
the full range of women's health needs, including those of women
with disabilities, and the psychological needs arising from trauma
stemming from sexual abuses and the effects of violations of their
rights;
- Address the specific needs and concerns
of women refugees and displaced persons and ensure appropriate training
for relevant bodies to address the specific needs and concerns of
women refugees, who should receive special protection, including
the proper design and location of camps and the adequate staffing
of camps;
1. Recognize the importance of fully
involving women in designing rehabilitation policies in post-conflict
situations and take steps to assist household economies, including
the social and economic conditions of women-headed households and
widows;
- Mainstream a gender perspective,
as appropriate, into national immigration and asylum policies, regulations
and practices, in order to extend protection to those women whose
claim for protection is based on gender-related persecution;
- Mainstream a gender perspective into
humanitarian responses to crises and armed conflicts and into post-conflict
reconstruction activities.
C. Increasing the participation of
women in peacekeeping, peace-building, pre- and post-conflict decision-making,
conflict prevention, post-conflict resolution and reconstruction
Actions to be taken by Governments
and international and regional intergovernmental institutions:
- Increase, including through measures
of affirmative action, women's participation and leadership in decision-making
and in preventing conflict;
- Mainstream a gender perspective into
peace-promoting activities at all levels as well as humanitarian
and peace-building policies, including through gender analysis and
the encouragement of the participation of more female personnel
at all levels, in particular at senior or high levels in field missions,
and monitor and review such policies as appropriate, on the basis
of equitable geographical distribution where applicable;
- Recognize and support women's non-governmental
organizations, particularly at the grass-roots level, in respect
of their preventing conflict, including early warning and peace-building;
- Develop and implement innovative
strategies to increase the participation of women in peacekeeping
operations and invite the Secretary-General to analyse their effectiveness
in his reports on peacekeeping operations, if appropriate, based
on an expert group meeting;
- Mainstream a gender perspective into
bilateral and multilateral peace-building discussions and promotion
of social development. D. Preventing conflict and promoting a culture
of peace Actions to be taken by Governments, the international community
and civil society, as appropriate: - Integrate a gender perspective
into foreign policies and adjust policies accordingly;
- Support the establishment of women-for-peace
networks;
- Strengthen ongoing efforts to train
international peacekeeping forces on human rights and gender-sensitivity,
provide training on codes of conduct and prevention of violence
against women, ensuring that trainers include civilians, women and
experts in gender issues, and monitor the impact of this training;
Actions to be taken by the United Nations:
- Acknowledge and support the vital
work of non-governmental organizations in the field of peace in
efforts towards preventing conflict and for peace-building; Actions
to be taken by Governments:
- Join international efforts to elaborate
international policies to prohibit illicit traffic, trade and transfer
of small arms, and to control their excessive production, with a
view to alleviating the suffering of women and children in the situation
of armed conflict;
- Encourage as appropriate the role
of women in the peace movement, working towards general and complete
disarmament under strict and effective international control including
disarmament of all types of weapons of mass destruction;
Haut de page
19. Résolution
S/RES/1265, du 17 septembre 1999 du Conseil de sécurité
sur la protection des civils pendant les conflits armés
Le Conseil de sécurité,
Reconnaissant l'incidence directe et particulière que les
conflits armés ont sur les femmes, comme il est indiqué
au paragraphe 18 du rapport du Secrétaire général
et, à cet égard, accueillant avec satisfaction les
activités en cours du système des Nations Unies
relatives à la prise en compte des sexospécificités
dans l'assistance humanitaire et aux actes de violence commis contre
les femmes,
14. Prie le Secrétaire général
de faire en sorte que le personnel des Nations Unies engagé
dans les activités de rétablissement, de maintien
et de consolidation de la paix reçoive une formation appropriée
en ce qui concerne le droit international humanitaire et le droit
relatif aux droits de l'homme et aux réfugiés, y compris
les dispositions touchant les enfants et les sexospécificités,
la négociation et la communication, les spécificités
culturelles et la coordination entre civils et militaires, et demande
instamment aux États ainsi qu'aux organisations internationales
et régionales compétentes de prévoir un volet
de formation approprié dans leurs programmes à l'intention
du personnel engagé dans des activités analogues;
Haut de page
20. Statut de Rome
de la Cour pénale internationale* [*version corrigée
lors de la rédaction des procès verbaux du 10 novembre
1998 et du 12 juillet 1999]:
Préambule
Crimes contre l'humanité
1. Aux fins du présent Statut, on entend par crime contre
l’humanité l’un quelconque des actes ci-après
lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée
ou systématique lancée contre toute population civile
et en connaissance de cette attaque :
g) Viol, esclavage sexuel, prostitution
forcée, grossesse forcée, stérilisation forcée
ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable
;
h) Persécution de tout groupe
ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre
politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste
au sens du paragraphe 3, ou en fonction d’autres critères
universellement reconnus comme inadmissibles en droit international,
en corrélation avec tout acte visé dans le présent
paragraphe ou tout crime relevant de la compétence de la
Cour ;
Article 8 Crimes de guerrre
2. Aux fins du Statut, on entend par
"crimes de guerre"
(b) (xxii) Le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée,
la grossesse forcée, telle que définie à l’article
7, paragraphe 2
f), la stérilisation forcée ou toute autre forme de
violence sexuelle constituant une infraction grave aux Conventions
de Genève ;
e) Les autres violations graves des lois et coutumes applicables
aux conflits armés ne présentant pas un caractère
international, dans le cadre établi du droit international,
à savoir l’un quelconque des actes ci-après
:
(vi) Le viol, l’esclavage sexuel, la prostitution forcée,
la grossesse forcée, telle que définie à l’article
7, paragraphe 2, alinéa f), la stérilisation forcée,
ou toute autre forme de violence sexuelle constituant une violation
grave de l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève
;
Article 36 Qualifications, candidature
et élection des juges
8.(a) Dans le choix des juges, les
États Parties tiennent compte de la nécessité
d’assurer, dans la composition de la Cour:
(iii) Une représentation équitable des hommes et des
femmes ;
(b) Les États Parties tiennent
également compte de la nécessité d’assurer
la présence de juges spécialisés dans certaines
matières, y compris, mais sans s’y limiter, les questions
liées à la violence contre les femmes ou les enfants.
Article 68 Protection et participation
aux procès des victimes et des témoins
1. La Cour prend les mesures propres
à protéger la sécurité, le bien-être
physique et psychologique, la dignité et le respect de la
vie privée des victimes et des témoins. Ce faisant,
elle tient compte de tous les facteurs pertinents, notamment l’âge,
le sexe tel que défini à l’article 7, paragraphe
3, et l’état de santé, ainsi que la nature du
crime, en particulier, mais sans s’y limiter, lorsque celui-ci
s’accompagne de violences à caractère sexuel,
de violences à caractère sexiste ou de violences contre
des enfants. Le Procureur prend ces mesures en particulier au stade
de l’enquête et des poursuites. Ces mesures ne doivent
être ni préjudiciables ni contraires aux droits de
la défense et aux exigences d’un procès équitable
et impartial.
2. Par exception au principe de la
publicité des débats énoncé à
l’article 67, les Chambres de la Cour peuvent, pour protéger
les victimes et les témoins ou un accusé, ordonner
le huis clos pour une partie quelconque de la procédure ou
permettre que les dépositions soient recueillies par des
moyens électroniques ou autres moyens spéciaux. Ces
mesures sont appliquées en particulier à l’égard
d’une victime de violences sexuelles ou d’un enfant
qui est victime ou témoin, à moins que la Cour n’en
décide autrement compte tenu de toutes les circonstances,
en particulier des vues de la victime ou du témoin.
Haut de page
21. Déclaration
de Windhoek de l'Assemblée générale lors de
sa cinquante cinquième session, A/55/138ÕS/2000/693,
Item 87, 109 et 155 de l'agenda provisoire revue complète
de toute la question des opérations de maintien de la paix
etsous tous les aspects
La promotion de la femme
Les aspect administratifs et budgetaires
du financement des operations de maintien de la paix de l'ONU
Déclaration de Windhoek à
l'occasion du dixième anniversaire du Groupe d'assistance
des Nations Unies pour la période de transition, Windhoek
le 31 mai 2000
Dans un monde
déchiré par la guerre, des hommes et des femmes aspirent
à la paix et s'emploient à résoudre les conflits,
à faciliter la réconciliation et à ramener
la paix et la stabilité dans leurs communautés et
leur pays, par l'intermédiaire de l'ONU et des organisations
régionales.
Les opérations
de paix des Nations Unies ont évolué du maintien de
la paix au sens traditionnel à des opérations multidimensionnelles
de soutien à la paix. Jusqu'à présent, les
femmes n'ont pas eu la possibilité de participer sur un pied
d'égalité à ces efforts, tant au niveau national
qu'international, et leur rôle dans les processus de paix
n'a pas été convenablement pris en compte.
Afin de garantir
l'efficacité des opérations de paix, les principes
d'équité et d'égalité entre les sexes
doivent se retrouver dans toute la mission, à tous les niveaux,
garantissant ainsi aux femmes et aux hommes la même place,
en tant que partenaires comme en tant que bénéficiaires,
dans tous les aspects d'un processus de paix - maintien de
la paix, réconciliation et consolidation de la paix -
destiné à créer une situation de stabilité
politique dans laquelle les hommes et les femmes ont une place égale
dans le développement politique, économique et social
de leur pays.
Lors d'un séminaire
sur l'intégration d'une démarche soucieuse d'équité
entre les sexes dans les opérations multidimensionnelles
de paix, organisé à Windhoek par le Groupe des enseignements
tirés des missions du Département des opérations
de maintien de la paix du Secrétariat de l'ONU et par le
Gouvernement namibien du 29 au 31 mai 2000, les participants ont
examiné les moyens concrets par lesquels le système
des Nations Unies et les États Membres pouvaient favoriser
une telle intégration. Le séminaire recommande à
cet égard le Plan d'action de Namibie et prie le Secrétaire
général de faire en sorte que des mesures appropriées
de suivi soientprises, en consultation avec les États Membres,
et que les progrès accomplis soient régulièrement
évalués.
3. Négociations relatives à l'application
d'un cessez-le-feu ou à des accords de paix:
- L'égalité de l'accès et de la participation
des femmes devrait être garantie dans la zone du conflit à
tous les niveaux et à tous les stades du processus de paix.
- Dans les négociations relatives à un cessez-le-feu
ou à des accords de paix, les femmes devraient faire partie
intégrante du processus de négociation. L'équipe
de négociation ou les facilitateurs devraient faire en sorte
que les questions de parité figurent à l'ordre du
jour et qu'elles soient pleinement prises en compte dans l'accord.
4. Mandat
- La mission initiale d'évaluation de toute opération
de paix devrait inclure un conseiller hors classe sur l'intégration
d'une démarche soucieuse d'équité entre les
sexes.
- Le rapport initial du Secrétaire général
au Conseil de sécurité, établi à partir
des conclusions de la mission d'évaluation, devrait porter,
entre autres, sur la question de l'intégration d'une telle
démarche et proposer des dispositions budgétaires
adéquates.
- Les résolutions du Conseil de sécurité créant
ou prorogeant des opérations de paix devraient inclure un
mandat spécial relatif à l'intégration d'une
perspective soucieuse d'équité entre les sexes.
- Tous les mandats des opérations de paix devraient faire
référence aux dispositions de la Convention sur l'élimination
de toutes les formes de discrimination à l'égard des
femmes, ainsi qu'à d'autres instruments juridiques internationaux
pertinents.
- Des mécanismes de suivi devraient être mis en place
dans le cadre du mandat de la mission afin d'effectuer des activités
permettant d'assurer une pleine participation des femmes dans la
période de reconstruction suivant un conflit.
5. Leadership
- Conformément à l'objectif fixé par le Secrétaire
général d'avoir 50 % de femmes dans les postes
de direction et de prise de décisions, des efforts plus déterminés
doivent être faits pour sélectionner et nommer des
femmes au poste de représentant spécial du Secrétaire
général et à des postes de responsabilité
sur le terrain dans le cadre d'opérations de paix.
- Une base de données complète contenant des renseignements
sur des candidates qualifiées, militaires et civiles, devrait
être tenue à jour.
- Un comité consultatif devrait être créé
au Département des opérations de maintien de la paix,
comptant de préférence des membres extérieurs
qualifiés, afin de garantir que cette base de données
et les listes existantes de candidates soient dûment prises
en compte.
- Les représentants spéciaux du Secrétaire
général et le personnel de rang élevé
des missions devraient recevoir une formation approfondie aux problèmes
de sexospécificités avant d'être envoyés
sur le terrain.
6. Planification, structure et ressources des missions
- Toutes les missions devraient systématiquement être
notamment composées d'un groupe chargé des problèmes
de parité doté de moyens financiers suffisants et
d'un personnel approprié à tous les niveaux en mesure
d'avoir un accès direct aux principaux décideurs.
- Les équipes de planification des opérations dirigées
par le Département des opérations de maintien de la
paix au Siège de l'ONU devraient in |